Voici quelques parallèles entre le Cycle d’Eden et la véritable histoire
des pirates, et d’une manière générale l’époque des Grandes Découvertes.
Il en existe bien d’autres (des noms, des anecdotes notamment) : à vous
de les découvrir au fil de vos lectures !
« L’encyclopédie », disponible sur ce site, pourra vous y aider.
Attention : ces informations
concernent les trois tomes des « Enfants d’Eden » : Marine des Etoiles,
Le Grand Voyage, et Libertalia.
Un conseil si vous n’avez pas encore
les lu ces romans : revenez plus tard, une fois ces aventures en tête.
Dans le cas contraire, dites au revoir à certains effets de surprise
!
Le temps des Grandes Découvertes
Dans le Cycle d’Eden, Vasco de la Lyre a découvert 80 ans plus tôt les Nouveaux Rivages.
Dans la réalité, la piraterie a pris son essor au XVe siècle, quelques décennies après la découverte
de l’Amérique par Christophe Colomb.
Des richesses convoitées
L’or transporté dans les galions espagnols ou d’autres puissances européennes fascinait les
pirates. Le mythe de l’Eldorado (une cité d’or légendaire) a quant à lui poussé des aventuriers
à s’enfoncer au XVIe siècle vers le cœur du Nouveau Monde… sans parfois en revenir.
Dans le Cycle d’Eden, les premiers explorateurs des Nouveaux Rivages ont découvert les artefacts,
de mystérieux objets provenant d’une éventuelle civilisation disparue, qui s’échangent à prix
d’or au marché noir. La Matière noire exploitée dans les mines des Abysses, sur la route des
Nouveaux Rivages, est aussi très convoitée.
Un commerce triangulaire
Un commerce triangulaire fait son apparition à la fin du XVIIe siècle sur les eaux de l’Atlantique
avec le développement de la traite des noirs. Les bateaux et leurs cargaisons (verroteries, armes,
bijoux) quittent l’Europe pour l’Afrique, emplissent leurs cales d’esclaves noirs, puis font route vers
les Antilles ou l’Amérique pour échanger ces humains contre du sucre, de la vanille et des produits
tropicaux. Ils repartent ensuite vers l’Europe.
Dans le cycle d’Eden, les vaisseaux quittent les Puissances, mettent le cap sur les Nouveaux
Rivages pour faire le plein d’esclaves archéos et d’artefacts, reviennent jusqu’aux mines de
Matière noire dans les Abysses où ils déchargent les Archéos employés comme main d’œuvre, font le plein
de Matière noire et profitent d’un marché clandestin des artefacts, avant de regagner le Socle avec ce qu’il
leur reste de marchandises.
Des idées nouvelles
Les idées qui mèneront à la Révolution française et au Siècle des Lumières émergent en Europe aux XVIe et XVIIe siècles.
La découverte du Nouveau Monde a ouvert les esprits. Le vieux système féodal bat de l’aile. Beaucoup critiquent aussi la
rigidité de l’église catholique, et les guerres de religion ensanglantent le continent. Ils sont nombreux à prendre le chemin
des Amériques pour ces raisons et à basculer dans la piraterie. Certains pirates tenteront même d’établir des communautés
utopistes dans des régions reculées, prémices des futures républiques. Ces idées étaient un cauchemar pour les dirigeants
européens.
Dans le Cycle d’Eden, les pirates se sentent étouffées par le système pesant établi depuis quatre millénaires par les
Puissances et l’Eglise du Noir-Mystère et prennent le large dans leurs vaisseaux.
« Libertalia », nom d’une planète des Nouveaux Rivages, était aussi
celui d’une communauté utopique fondée par des pirates à Madagascar
opposée à la monarchie, décrite par Daniel Defoe dans l’Histoire
générale des pyrates. On ne sait si ce récit s’appuie sur une réalité
historique ou n’est qu’un mythe. Mais d’autres communautés, qui tentèrent
d’inventer un nouveau régime, ont réellement existé, comme celle de
l’île Eleutheria au milieu du XVIIe siècle.
Le Code pirate
Dans le Cycle d’Eden, les pirates évoquent l’existence d’un Code Pirate et d’un Contrat d’Equipage.
Ces contrats existaient aussi sur certains bateaux pirates. Ils étaient en rupture avec la société très hiérarchisée
des XVIIe et XVIIIe siècles. Le capitaine était en général élu : il devait donc être compétent et donner l’exemple.
Le butin était partagé selon des règles strictes, le capitaine et le quartier-maître recevant une part et demie ou deux
parts et non la plus grosse partie comme sur les navires de guerre des états européens. Il existait des caisses de solidarité
pour venir en aide aux pirates blessés ou éclopés. C’était une révolution sociale. Des règles judiciaires ont également été
mises en place : les traîtres ou mauvais capitaines pouvaient par exemple être abandonnés sur des îles désertes.
Bateaux pirates
Les bateaux pirates étaient rarement les plus imposants, les mieux armés. Les pirates privilégiaient la surprise,
donc la maniabilité, un faible tirant d’eau et la vitesse en phase de combat. A bord de petites frégates, de brigantins
ou de pinasses, ils n’hésitaient pas à aborder des frégates militaires ou des galions.
On retrouve ces caractéristiques dans le Cycle d’Eden.
Les bases pirates
Les pirates et flibustiers ont régulièrement créé des bases arrière dans les Caraïbes ou les Antilles, souvent éphémères car
détruites par les armées des puissances européennes. La plus célèbre d’entre elle fut l’Ile de la Tortue, au nord de
Saint-Domingue (Haïti), de 1630 à 1660.
Près de Saint-Domingue, les pirates colonisèrent aussi l’Ile-à-Vache, et l’Ilot de Providence (près du Honduras),
ou Port-Royal (Jamaïque).
Les pirates visitent une Ile de la Tortue sur la planète Fort Alligator, dans le Cycle d’Eden.
Mercenaires, corsaires et pirates
Dans le Cycle d’Eden, il est fait une nette distinction entre les mercenaires, payés et mandatés par les Puissances, et
les pirates, qui travaillent à leur compte.
Dans la réalité, il existait aussi des corsaires, dont les courses étaient financées par les états européens, et des pirates,
indépendants. Le terme « mercenaire » n’était pas employé dans ce contexte mais il a été retenu pour le Cycle d’Eden,
jugé plus péjoratif que celui de « corsaire ».
Les exactions pouvaient être les œuvres des uns ou des autres. On pouvait aussi passer du rang de corsaire à celui de pirate
ou vice-versa. Mais les idées libertaires ont souvent fait leur apparition parmi les équipages pirates, rarement chez les
corsaires.
De longues traversées
Aux XVe et XVIIe siècles, la traversée de l’Atlantique était une entreprise longue (de plusieurs semaines), périlleuse.
Les conditions de vie à bord des vaisseaux, notamment des bateaux des marines officielles souvent commandés d’une main de fer,
étaient éprouvantes. Pour s’occuper, les matelots jouaient souvent aux dés.
La vie était si difficile sur certains vaisseaux militaires que beaucoup de matelots se retournaient contre leurs officiers et
rejoignaient les rangs des pirates lors des abordages. Il arrivait qu’ils se mutinent et deviennent pirates de leur propre chef.
On retrouve ces éléments dans le Cycle d’Eden, y compris le jeu de dés.
Mystérieux océans
Parce que la navigation était difficile et les océans méconnus, la mer était source de peurs, de légendes, de fantasmes.
Pour les pirates, c’était aussi une promesse de délivrance.
Dans le Cycle d’Eden, l’espace et les images qu’il véhicule (le noir, le vide) sont à la base de croyances, et même de
la religion principale. Les pirates n’ont pas cette approche pessimiste et fondent leur croyance sur le « Monde bleu ».
Le look des pirates
Pour l’anecdote, on peut remarquer des similitudes entre le look des pirates du Cycle d’Eden (sur l’Epaulard ou Fort Alligator)
et ceux des Caraïbes. Beaucoup étaient estropiés car les combats étaient violents, sanglants. Le chirurgien avait un rôle
essentiel à bord.